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DSI : 3 questions à se poser pour structurer son offre RPA

Les DSI, conscientes des opportunités dont regorge la RPA pour élargir leur panel de services, doivent aujourd’hui s’attacher à développer et proposer une nouvelle offre RPA à leurs utilisateurs. Sa construction complète et efficace requiert la mise en commun de plusieurs composants : le choix de l’outil RPA, le positionnement des différents produits ainsi que la mise en place de partenariats. Alors comment choisir l’outil RPA adéquat ? Pourquoi est-il nécessaire de créer un catalogue de service ? Enfin, comment contractualiser avec des intégrateurs ?

Comment choisir le bon outil de RPA ?

Les produits de RPA offrent des boîtes à outils logiciels permettant d’améliorer la productivité des développeurs.

Dans la sélection de leur outil de développements ou de leur intégrateur, les sociétés doivent prendre en compte leur patrimoine applicatif existant et cible, les rôles que vont jouer les métiers dans le développement, et leurs ambitions quant à l’intégration de solutions « intelligentes ».

Les entreprises doivent également évaluer les différents accélérateurs au développement tels que les différentes bibliothèques de composants réutilisables. La DSI doit pouvoir percevoir la RPA comme un outil d’accélération de sa capacité d’innovation.

Le coût de licence est bien sûr un facteur déterminant à prendre en compte, notamment si la société souhaite développer des robots attended — ou robot desktop application (RDA). Ces robots sont exécutés sur le poste de travail de l’utilisateur et peuvent nécessiter une licence qui sera alors sous-utilisée. Les robots unattended sont quant à eux hébergés sur un serveur et il est donc possible d’automatiser de nombreux processus différents avec une seule licence.

La DSI doit pouvoir percevoir la RPA comme un outil d’accélération de sa capacité d’innovation.

Les RDA sont pour l’instant moins utilisés, car plus complexes à maintenir et ont un retour sur investissement plus faible. Toutefois, il est possible d’utiliser un mode hybride, permettant de déporter les fonctions non interactives vers des robots unattended afin d’en faciliter l’administration.

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Pourquoi réaliser un catalogue de service ?

Le catalogue de service répond à des enjeux de promotion et de lisibilité de l’offre. Il est complexe de définir un prix standard et prédéfini au robot ou de benchmarker les fournisseurs.

Le catalogue de service vise à montrer le panel des activités réalisables par la DSI. Il peut proposer différentes prestations : conseil technologique, mise en œuvre d’expérimentation ou PoC, formation ou, plus classiquement, développement et exploitation de robot.

Selon le découpage des rôles avec les métiers – parfois différents d’un métier à l’autre –, le catalogue de service aura un niveau de détail plus ou moins précis. Une phase d’acceptation et de remise aux standards doit alors être envisagée.

En cas de recours à la sous-traitance, toutes ces unités d’œuvre doivent être prévues au contrat. Dans le cas contraire, la DSI aura des difficultés à s’engager sur des montants forfaitaires vis-à-vis de ses clients internes.

Comment contractualiser avec des intégrateurs ?

La contractualisation avec la méthodologie Agile représente plusieurs enjeux : il est difficile de définir des unités d’œuvre et de s’accorder sur un prix.

La notion de robot nécessite de s’accorder entre le métier, la DSI, les éditeurs et les sous-traitants éventuels. Ainsi, évaluer les performances respectives des différents acteurs peut relever de l’exploit.

Qu’en est-il de la définition du prix ? Selon le modèle d’implémentation retenu par l’intégrateur ou selon le produit, un processus pourra être morcelé en un nombre plus ou moins important de robots. Le robot ne pouvant être considéré comme une unité de mesure, il est difficile de contractualiser sur un prix de robot forfaitaire.

Par conséquent, chaque catégorie de robot doit faire l’objet d’une évaluation propre chiffrée en « story point » et d’un critère d’acceptation défini en amont. L’engagement porte donc sur un respect du chiffrage initial et de la qualité définie.

Lors du choix de l’outil RPA à adopter, la DSI doit effectuer une cartographie de son architecture et patrimoine applicatif existant et cible afin de choisir le type de robot le plus adéquat. La mise en place du catalogue de service permet de présenter l’offre, les cas d’usages, les types de licences ainsi que les fourchettes de prix correspondant aux catégories de robots. Donner une visibilité simple et claire à l’utilisateur final se traduira progressivement par une augmentation de la demande, à laquelle les organes de gouvernance devront répondre : un réel défi pour la DSI.

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En savoir plus sur l’automatisation des processus

Véronique Beaupère

Véronique Beaupère

CIO Advisory, Experte Accompagnement des DSI dans la transformation digitale

Sébastien Ledent

Sébastien Ledent

Associé, Expert Robotisation, Innovation et Blockchain

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Véronique Beaupère

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Sébastien Ledent

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